الثَّائِرُ العَرَبِيّ ‏﴿ض﴾
الثَّائِرُ العَرَبِيّ ‏﴿ض﴾

@Nafh_alTib

12 تغريدة 41 قراءة Feb 28, 2022
L’architecture Arabo-andalouse des Naṣrides à Tlemcen 🇩🇿 durant l’ère Zianide
Ces édifices étaient d’une beauté dont il est impossible de donner une juste idée. Commencés par le sultan Abū Ḥammū Ier, ils furent achevés par son fils, Abū Tashfīn.
À cette époque, les arts étaient très pen avancés à Tlemcen, parce que le peuple qui avait fait de cette ville le siège de son empire conservait encore la rudesse de la vie nomade; aussi, ces princes durent s'adresser à Abū al-Walīd [Ismāʿīl 1er]
Seigneur de l’Andalousie, afin de se procurer des ouvriers et des artisans. Le souverain, maître d’une nation sédentaire chez laquelle les arts avaient nécessairement fait beaucoup de progrès, leur envoya les architectes les plus habiles de son pays.
Tlemcen s’embellit alors de palais, de maisons et de jardins tellement beaux que, depuis, on n’a jamais rien pu y construire de semblable. 
[Ibn Khaldūn. Kitāb al-ʿIbar, Vol. 7, p. 190.]
Les deux dynasties avaient des liens étroits entre elles, Tlemcen était surnommée « la Grenade africaine ».
Un groupe qui a joué un rôle de premier plan au Maghreb: les émigrés andalous. Partout, à Tunis, Béjaia, Tlemcen, Fès et dans des villes de moindre importance comme Constantine et Marrakech, ils introduisent la noblesse de la cour, le formalisme et la diplomatie.
Leur influence se fait surtout sentir à Tlemcen, où les Zianides n’ont pas de tradition administrative.
Spécialistes de l'administration, les Andalous sont passés du service d'un prince à celui d'un autre, devenant secrétaires, conseillers financiers et parfois même ministres.
Mais comme ils étaient un corps étranger dans la société, leur force et souvent leur sécurité dépendaient de la faiblesse du souverain et de leurs propres bonnes relations avec les Banu Hilal.
[Laroui, A. (2016). History of the Maghrib. Princeton University Press. p. 212.]

جاري تحميل الاقتراحات...